La première œuvre arthurienne féministe.

En 1857, dans une Angleterre victorienne patriarcale, William Morris, jeune poète de 23 ans proche du mouvement préraphaélite, s’empare de la légende arthurienne qui connaît alors une popularité croissante. Mais, au lieu de célébrer les exploits des chevaliers, l’auteur décide de donner pour la première fois la parole à la reine Guenièvre.
Reprenant l’un des épisodes les plus célèbres du mythe du Camelot durant lequel la souveraine est accusée d’adultère avec Lancelot, William Morris place Guenièvre au centre de son récit et lui laisse le champ libre pour qu’elle présente seule sa défense devant un parterre de juges : tous des chevaliers, tous des hommes. La reine développe alors ses arguments, défend son amour et montre qu’elle a aussi été contrainte dans une condition qu’elle n’a pas voulue.
À travers elle, William Morris entreprend de critiquer les mœurs de son temps, à une époque où les femmes n’ont pas la parole dans l’espace public, tout en célébrant la passion des amants, la sexualité féminine et l’union libre.
Ce texte essentiel, particulièrement original dans toute la production arthurienne du XIXe siècle, est pour la première fois traduit en français et publié en édition bilingue, suivi d’un autre poème de Morris : Près d’Avalon.

Édition bilingue
Traduction de Philippe Mortimer
Présentation de William Blanc

William MORRIS - La défense de Guenièvre

5,00 €Prix
  • Editeur

    Libertalia

  • Parution

    avril 2021