Michaël Glück creuse le sillon du questionnement de notre humanité dans la tourmente, dans les tourmentes. Quelle place donner aux mots, au dire, donc à l’écriture face aux tragédies, à l’exil ; si nous devons être entre noirceur et beauté, entre l’insupportable Histoire et ne jamais se taire, peut être y’a-t-il à trouver moins une consolation qu’une clarté lucide qui est la force du poète, ce qu’il nous transmet dans ces poèmes. Parce qu’il vibre au moindre mot, au moindre son, au moindre fait, le poète en fait un chant pour demeurer debout, vers l’autre, sans renoncer.

Il écrit : cette fleur, la beauté de cette fleur, la beauté est cette fleur ; il écrit ce qu’il tait : la laideur du jour qui n’est pas cette fleur, les couleurs et les cris du matin à l’écoute des nouvelles du monde ; il écrit, entre laideur et beauté : ce jourd’hui n’est pas celui de la fête du travail.

Il écrit « il », sortir de il est bel exil on ne connaît pas encore le mot exelle, excelle oui ce mot là est bien recensé, mais exelle non, il y a des mots que l’on dira néologisme sans encore les laisser paraître dans les usuels, c’est ainsi, patience des lexicographes, c’est ainsi.

Michaël GLUCK - Le présent est le temps du poème

7,00 €Prix
  • Editeur

    Potentille

  • Parution

    octobre 2020